Qu’est-ce que le diabète de type 1 ?

Cette maladie encore mal connue se définie comme une maladie auto-immune, ce qui signifie que les anticorps (petits soldats censés défendre le corps des méchants (bactéries, virus, …)) se retournent contre le corps lui-même (une sorte de bavure policière). Ils détruisent alors les cellules beta des ilots de Langherans du pancréas. Ces cellules étant censées, à l’origine, produire de l’insuline, cela n’est plus possible. Il y a donc pénurie d’insuline. L’insuline est une hormone naturelle qui permet de faire baisser le taux de sucre dans le sang. Une sorte de clef qui ouvre les portes des cellules afin que le sucre y entre.

Ceci se traduit donc par une augmentation du taux de sucre dans le sang, c’est-à-dire de la glycémie. Le corps n’étant plus capable de produire de l’insuline afin d’utiliser le sucre, il est nécessaire de le faire de façon manuelle : par injections ou par pompe à insuline. Les personnes atteintes par cette forme de diabète ont besoin d’injections d’insuline chaque jour afin de maintenir leur glycémie sous contrôle.

Le diabète de type 1 peut toucher tout le monde, à tout âge, mais survient principalement chez les enfants, les adolescents et les jeunes âgés de moins  de 20 ans. Le diabète de type 1 n’a donc rien à voir avec le fait de manger trop ou trop de sucre. La défaillance du pancréas en est la seule cause. Il s’agit d’une maladie qui ne se guérit pas mais qui peut être traitée et contrôlée.

 

Quelques chiffres en France :

Le diabète de type 1 en France représente :

  • 2500 nouveaux cas par an chez les moins de 18 ans
  • 25000 jeunes patients atteints
  • Une fréquence globale qui a doublé en 30 ans chez les moins de 15 ans
  • 1/4 des enfants nouvellement atteints sont âgés de moins de 5 ans.

 

Quels en sont les signes précurseurs ?

Les premiers signes sont facilement identifiables : une soif intense et un besoin d’uriner plus fréquent (pour les tous petits: énurésie). D’autres signes sont la fatigue intense et la perte de poids. Cependant, ces signes sont encore peu connus du grand public et des professionnels de santé. Sans prise en charge ou à cause d’un retard de diagnostic, cela peut s’aggraver et conduire vers un coma. Il faut alors rapidement consulter un médecin.

 

Comment le traîte-t-on ?

Redonner au corps l’insuline qui lui manque est le seul traitement efficace. Cependant, l’insuline étant détruite dans le système digestif, il n’est pas possible de l’apporter autrement que par des injections sous la peau. Il est nécessaire de faire plusieurs injections par jour ou d’utiliser un système d’injection mécanique (pompe à insuline). La vérification multi-quotidienne du taux de sucre dans le sang (glycémie) à l’aide d’un appareil recueillant et analysant une goutte de sang sur bandelette (ou capteur de glucose en continu) est indispensable, de même qu’une gestion de l’alimentation et de l’activité physique.